Un échange, lors d'une rencontre récente avec une société d'étude sur internet (Linkfluence), me faisait reparler de l'influence d'internet sur les métiers de la communication. Et sur une révolution silencieuse qui devrait bouleverser notablement les manières de concevoir des stratégies de communication.Une des spécificités de Linkfluence est de segmenter les communautés sur internet. Alain Le Berre, leur président disait avec beaucoup de justesse que cette pratique permettait de comprendre qu'on ne pouvait pas parler aux communautés de la même manière. Les motivations, les préoccupations étant différentes.
Une évidence ? Pas tant que cela dans la mesure où tant de campagnes de communication visent à généraliser un discours à destination d'une cible unique, façon image d'Épinal : la "ménagère de moins de 50 ans", sans se préoccuper des populations, segments ou communautés qui la composent.
Or, d'un groupe de consommateurs à un autre, les motivations d'intérêt, d'achat varient considérablement. Qui n'a pas fait l'expérience de comparer ses raisons d'achat avec celle d'un ami. Prenons l'exemple de l'achat d'un iPod. Entre ceux qui sont des adeptes de la marque Apple, ceux qui sont séduits par le design et le statut que confère l'objet et encore ceux qui cherchent un produit user-friendly, la capacité à écouter un message publicitaire variera nécessairement. Tant en terme de discours, qu'en moment clé pour être influencé, etc...
Cette dimension que permet de gérer internet risque fort à mes yeux de donner envie à nombre de directions marketing de segmenter les discours et les stratégies de communication. A l'encontre de la plupart des business modèles des agences de com' qui cherchent à gloabliser pour maitriser les coûts.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire